Chronique de la mort annoncée du plastique jetable

On a beaucoup décrié les textes de loi de ces dernières années en matière environnementale. Certains contestent le manque d’ambition du législateur. D’autres au contraire le caractère irréaliste des mesures proposées. Au final, selon que l’on se place du côté de ceux qui veulent une transition environnementale rapide ou de ceux qui voudraient que rien ne bouge, les avis s’opposent.

Nous nous sommes « amusés » à reprendre les textes de loi et à regarder de plus près ce qu’il en est réellement en prenant comme exemple les plastiques jetables et certains autres aspects qui nous toucheront au quotidien.

Chacun jugera, mais voici ce que donne la lecture des dernières lois de 2015, 2020 et la dernière en date, la loi « Climat – résilience » d’aout 2021.

Regarder ces textes est pertinent au-delà du contexte franco-français. Ils présentent une stratégie nationale certes, mais sous influence européenne. Surtout, ils sont la conséquence d’une évolution toit à la fois de notre société et d’une réalité : la fin du pétrole (entre autres car tous les plastiques ne proviennent pas du pétrole).

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Pour capter le CO2 êtes vous plutôt « roots » ou « techno » ?

On ne vous apprendra rien chers lecteurs, l’enjeu du siècle est — entre autres — de réussir à agir sur nos émissions de CO2. Pour ce faire plusieurs pistes comme nous l’avons déjà évoqué (ici, ou encore ici pour ne citer que quelques billets de ce site).

Camp des « roots » : les arbres et plantes

Un piège a carbone sont on parle souvent — et pour cause il est connu depuis bien des siècles — consiste évidemment à s’appuyer sur les capacités d’absorption des arbres et comme le rappelait sur ce point l’Europe n’est pas en reste. Ainsi cette année les Etats européens se sont engagés à planter 3 milliards d’arbres de plus à l’horizon 2030 pour permettre une réduction de 55% de ses gaz à effet de serre (en prenant comme référentiel l’année 1990. Rappelons au passage que la France par exemple a beaucoup plus d’arbres qu’a la fin du XVIIIème siècle).

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Connaissez-vous la phytoextraction ?

Non la phytoextraction n’est pas une nouvelle médecine douce (quoique … il s’agit tout de même de guérir de certains maux si on y réfléhit). Selon wikipédia, il s’agit « (d’)une des méthodes de phytoremédiation qui utilise des plantes absorbant et concentrant dans leurs parties aériennes les polluants contenus dans le sol (souvent des Éléments-traces métalliques : ETM) ». En d’autres termes, pour reprendre actu-environnement, ce terme « Désigne l’utilisation de plantes pour l’extraction de polluants (tels que les métaux) de l’environnement (en particulier du sol). Quand les plantes sont saturées en polluants, elles sont récoltées. »

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Brève : replanter des arbres, est-ce la solution ?

Entre le travail, un petit passage par la case Covid19 et d’autres joyeusetés nous n’avons pu actualiser correctement le site et en sommes désolés. Ce n’est pas l’envie qui manque pourtant, ni les bonnes (ou parfois moins bonnes) nouvelles à partager concernant la planète et les technologie.

En attendant un retour à la normale, nous voulions partager avec vous une vidéo de l’excellent site dont nous avons déjà souvent parlé : futura-sciences qui fait le point sur la stratégie de reforestation. Selon le GIEC il faudrait planter pour maîtriser les rejets de CO2 planter l’équivalent de la surface des Etats-Unis.

Mais comme le relève Futura, tout dépend aussi des espèces et du suivi fait sur les plantations. Et bien, entendu il faut voir la stratégie dans sa globalité : un premier enjeu est déjà de réduire l’impact de nos consommations sur la déforestation (ça ne sert à rien de planter si à côté on supprime des forêts pour faire par exemple de l’huile de palme …). Rappelons au passage que nos besoins occidentaux sont à l’origine de déforestations de l’autre côté du globe comme a pu le rappeler la WWF.

Un autre enjeu consistera aussi à soutenir par les plantations la biodiversité.

Bien entendu, la stratégie passe aussi par toutes formes de pièges à carbone comme nous avons déjà pu l’évoquer et rappelons que l’on peut aussi agir sur notre continent, par exemple en travaillant avec des organismes comme ecotree qui œuvrent pour la reforestation en France avec une diversité des essences.

La connaissance scientifique a permis de réduire la surpêche. Mais …

Nous évoquions dans l’un des premiers billets (à propos des enseignements de la préservation de la couche d’ozone) de ce site que l’efficacité d’une politique environnementale doit s’apprécier sur la durée et demande du temps (temps dont nous pouvons manquer hélas). Il faut parfois plus de 20 ans pour sentir les effets d’une politique.

L’IFREMER a démontré récemment qu’une bonne politique et la connaissance scientifique ont permis en 20 ans de réduire la surpêche et préserver des espèces. Mais il faut encore accentuer les efforts !

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L’hydrogène énergie du futur ou nuisance environnementale ?

L’hydrogène se trouve en quantité très importante dans l’univers mais … en quantité relativement faible dans son état brut sur notre planète. Elle est présentée comme représentant une énergie formidable, du futur. Pourtant de nombreux détracteurs rappellent que produire de l’Hydrogène aujourd’hui est une grosse source de pollution, qu’en est-il ?

Comme le rappelle le site révolution-énergétique, chaque année ce sont 75 millions de tonnes d’hydrogène qui sont consommées … dont près de la moitié pour traiter le pétrole, près de l’autre moitié pour produire de l’ammoniac. Présenté ainsi … on a vite fait d’enterrer l’hydrogène. Parions déjà que la part employée pour le traitement du pétrole va diminuer au fur et à mesure que nous allons abandonner les énergies fossiles.

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La greffe de la réparation semble prendre … et fait face à la pénurie de main d’œuvre

Après les terribles décennies du jetable, il semble que l’orientation en faveur de la récupération et de la réparation prenne peu à peu de l’ampleur et c’est tant mieux.

Un réel décollage du secteur de la réparation

Selon le site Novethic, de plus en plus de consommateurs se décident à faire réparer ou réparer eux-mêmes leurs objets plutôt qu’à les remplacer. Nous avions déjà dans un précédent billet évoqué cette tendance et quelques sites qui aident les personnes à se lancer dans la réparation, l’émergence de repaire cafés, etc.. Du reste certaines entreprises de plus en plus s’orientent sur cette activité de la réparation et le SAV de certains groupes, vu parfois comme la cinquième roue du carrosse est en passe de devenir pour ces sociétés le point nevralgique. Des sociétés dédiées à la cause apparaissent désormais comme la société Murfy qui propose tout un ensemble de prestations à domicile pour donner une seconde vie aux objets.

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