Bertrand Piccard : un réaliste au service de la cause environnementale

Vous connaissez sans doute — peut-être sans le savoir — Bertrand Piccard (site officiel). Il est entre autre le concepteur du projet Solar Impulse, cet avion solaire avec lequel il a fait le tour du monde. Il revient aujourd’hui via sa fondation pour apporter des solutions concrètes, opérationnelles fasse aux défis du changement climatique et plus largement de la planète.

Loin d’être dogmatique, Bertrand Piccard part du principe que notre humanité a besoin désormais de propositions simples, opérationnelles, concrètes, en un mot : réalistes. Au final trop souvent on se focalise sur les problèmes mais à ne parler que de ces derniers — alors qu’ils sont bien connus — on cultive l’inertie :

[…] les mises en garde habituelles sur les changements climatiques n’aboutissent pas à grand-chose. Il s’agit d’une rengaine qu’on entend depuis des décennies. A force de répéter la liste des problèmes colossaux à l’échelle mondiale, sans mentionner les solutions, on aboutit à la paralysie. On déprime les gens, qui se disent que cela ne sert plus à rien de tenter quoi que ce soit à leur niveau, tant la catastrophe est globale et inévitable.

Le but du livre de Bertrand Piccard est d’apporter des solutions, en prenant en compte la réalité de la situation mais aussi de comment fonctionne l’homme pour « Sortir du dilemme actuel entre décroissance menant au chaos social et consumérisme effréné conduisant au désastre écologique« 

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Encore des avancées vers la fusion nucléaire

C’est peu dire que la voie du nucléaire comme solution d’avenir fait l’objet de débats intenses. Solution d’avenir pour certains, solution de transition pour d’autres ou à fuir pour un dernier camp. Indépendamment de ce débat sensible force est de constater que ces derniers temps le nucléaire est revenu dans les débats sur l’avenir énergétique de la planète.

Le retour du nucléaire au coeur des débats sur notre avenir

Dans les précédentes décennies on n’osait guère plus aborder la question du Nucléaire. Une publicité comme celles d’EDF prônant le nucléaire dans les années 80-90 (qui se souvient de cette publicité sur la perceuse nucléaire ? ). Mais la réalité de la situation climatique de notre planète a réintroduit cette énergie dans les débats.

Les tensions autour du nucléaire sont bien entendu liées aux catastrophes marquantes connues dans cette industrie et à l’assimilation qu’on fait parfois avec le nucléaire militaire, etc. Il ne faut pas nier non plus les difficultés à gérer le démantèlement des centrales … qui conduisent aussi à s’interroger sur les problèmes qui seront à surmonter demain en fin de vie des centrales.

Mais il serait tout aussi erroné d’occulter les dangers des productions d’énergie actuelles au charbon et matières fossiles qui se sont révélées, sur la durée, bien dangereuses pour l’humanité (pollution de l’air, effets du bouleversement climatique, etc.).

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Pour capter le CO2 êtes vous plutôt « roots » ou « techno » ?

On ne vous apprendra rien chers lecteurs, l’enjeu du siècle est — entre autres — de réussir à agir sur nos émissions de CO2. Pour ce faire plusieurs pistes comme nous l’avons déjà évoqué (ici, ou encore ici pour ne citer que quelques billets de ce site).

Camp des « roots » : les arbres et plantes

Un piège a carbone sont on parle souvent — et pour cause il est connu depuis bien des siècles — consiste évidemment à s’appuyer sur les capacités d’absorption des arbres et comme le rappelait sur ce point l’Europe n’est pas en reste. Ainsi cette année les Etats européens se sont engagés à planter 3 milliards d’arbres de plus à l’horizon 2030 pour permettre une réduction de 55% de ses gaz à effet de serre (en prenant comme référentiel l’année 1990. Rappelons au passage que la France par exemple a beaucoup plus d’arbres qu’a la fin du XVIIIème siècle).

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Brève : replanter des arbres, est-ce la solution ?

Entre le travail, un petit passage par la case Covid19 et d’autres joyeusetés nous n’avons pu actualiser correctement le site et en sommes désolés. Ce n’est pas l’envie qui manque pourtant, ni les bonnes (ou parfois moins bonnes) nouvelles à partager concernant la planète et les technologie.

En attendant un retour à la normale, nous voulions partager avec vous une vidéo de l’excellent site dont nous avons déjà souvent parlé : futura-sciences qui fait le point sur la stratégie de reforestation. Selon le GIEC il faudrait planter pour maîtriser les rejets de CO2 planter l’équivalent de la surface des Etats-Unis.

Mais comme le relève Futura, tout dépend aussi des espèces et du suivi fait sur les plantations. Et bien, entendu il faut voir la stratégie dans sa globalité : un premier enjeu est déjà de réduire l’impact de nos consommations sur la déforestation (ça ne sert à rien de planter si à côté on supprime des forêts pour faire par exemple de l’huile de palme …). Rappelons au passage que nos besoins occidentaux sont à l’origine de déforestations de l’autre côté du globe comme a pu le rappeler la WWF.

Un autre enjeu consistera aussi à soutenir par les plantations la biodiversité.

Bien entendu, la stratégie passe aussi par toutes formes de pièges à carbone comme nous avons déjà pu l’évoquer et rappelons que l’on peut aussi agir sur notre continent, par exemple en travaillant avec des organismes comme ecotree qui œuvrent pour la reforestation en France avec une diversité des essences.

L’hydrogène énergie du futur ou nuisance environnementale ?

L’hydrogène se trouve en quantité très importante dans l’univers mais … en quantité relativement faible dans son état brut sur notre planète. Elle est présentée comme représentant une énergie formidable, du futur. Pourtant de nombreux détracteurs rappellent que produire de l’Hydrogène aujourd’hui est une grosse source de pollution, qu’en est-il ?

Comme le rappelle le site révolution-énergétique, chaque année ce sont 75 millions de tonnes d’hydrogène qui sont consommées … dont près de la moitié pour traiter le pétrole, près de l’autre moitié pour produire de l’ammoniac. Présenté ainsi … on a vite fait d’enterrer l’hydrogène. Parions déjà que la part employée pour le traitement du pétrole va diminuer au fur et à mesure que nous allons abandonner les énergies fossiles.

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Ce que signifie le retour en force des Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique

Si globalement une majorité des acteurs politiques et de la population s’accordent sur la nécessité de « verdir » l’action publique et agir face au changement climatique (bon il reste quelques irréductibles bien entendu), force est de constater que les solutions retenues elles ne font pas l’objet d’un consensus (quand il ne s’agit pas d’une seule communication). L’objectif est partagé, les actions et moyens à conduire un peu moins. Ainsi pour certains acteurs la solution sera la décroissance, pour d’autres il faut concilier économie et ambitions environnementales.

Joe Biden fait le pari de la croissance verte

Le pari de la croissance verte, c’est a priori la stratégie du nouveau président nord-américain, puisque Joe Biden a le 27 janvier adopté un ensemble de textes présidentiels en faveur d’une croissance verte et souhaite créer des millions d’emplois propres.

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Boeing à son tour présente sa feuille de route pour une aviation plus propre

Comme nous l’évoquions dans un billet précédent, ça bouge du côté de l’aviation (au moins sur le papier). Boeing s’est ainsi engagée sur une flotte sans kérosène d’ici 2030 et à terme hybride oui électrique.

Vendredi 22 janvier, le constructeur Boeing a ainsi annoncé s’engager à ce que ses modèles d’avions soient capables de voler sans kérosène d’ici 2030. Le secret n’est pas de doter chaque passager d’un vélo pour alimenter l’avion (désolé, mauvaise blague du samedi matin) mais de s’appuyer sur les « SAF » (sustainable aviation fuel), en bon français les « carburants d’aviation durables ».

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Elon Musk mobilise 100 millions sur les pièges à carbone

S’il y a un personnage assez atypique dans les milliardaires c’est bien Elon Musk (que l’auteur avoue apprécier, donc ce billet ne prétend a aucune objectivité le concernant et est au contraire d’une subjectivité absolue !).

Certains apprécient le personnage, d’autre détestent sa personnalité et ses frasques, mais force est de constater que sa présence et ses sociétés font bouger les choses : reconnaissons lui a minima qu’il a rendu les véhicules électriques intéressants, et avec SpaceX il a remis l’espace de nouveau au premier plan.

Récemment il a vendu toutes ses propriétés et est devenu avec l’envolée de ses actions Tesla l’homme le plus riche du monde (bien sur à relativiser car l’essentiel sont des actions non mobilisables dans l’immédiat).

Il a annoncé que sa fortune serait réinvestie pour l’essentiel dans ses projets : l’environnement, la conquête spatiale. Mais il a aussi, fait assez rare et original dans le processus, consulté (via son moyen de prédilection à savoir les réseaux sociaux) pour mobiliser une part de sa fortune sur des projets.

C’est dans cette démarche, qu’il a récemment lancé un appel a projet en annonçant vouloir mobiliser 100 millions de dollars dans des pièges à carbone. Musk a ainsi choisi de récompenser l’innovation qui permettra de réduire la présence des gaz à effet de serre.

Bien entendu ont peut toujours débattre : est-ce un effet de communication, un investissement sincère dans une cause, la recherche d’une opportunité « environnements-business » … nul à part Musk (et encore, il s’agit sans doute un peu de tout cela) connait les motivations profondes.

Mais même s’il y a une part de business, il est toujours bon que les fortunes investissent dans ces technologies indispensables pour atteindre les objectifs climatiques.

Ajout : Musk a semble-t-il donné également 5 millions pour la recherche contre la Covid-19 selling le site Teslarati.

Le jour où la préoccupation environnementale est revenue au premier plan

Au milieu de la crise sanitaire, la journée du 20 janvier 2021 sera finalement une date, certes pas majeure pour l’environnement, mais forte en signaux d’une appropriation tout de même par les politiques de ces questions.

En effet le mercredi 20 janvier, a été présenté en Conseil des ministres le projet de loi visant à intégrer à l’article 1er de la Constitution que notre République « garantit la préservation de la biodiversité et de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique ». Le Président de la République avait annoncé annoncé après de la Convention citoyenne que ce texte ferait l’objet d’un référendum et cette inscription était une des propositions de la convention citoyenne.

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Atteindre la neutralité carbone en une année, c’est possible !

Futura-sciences (site que nous affectionnons beaucoup) a publié hier un article assez intéressant et qui fait du bien en ces temps complexes de crise sanitaire : « Défi climat : un an pour atteindre la neutralité carbone« . Le site fait état de la proposition de Pierre Meyssignac, un professeur de l’École européenne de Munich en Allemagne qui propose à chacun de participer a un « Défi climat » consistant a atteindre une neutralité carbone en une année.

Bien entendu au-delà du défi en lui-même, l’intérêt de la démarche est quelle guide le lecteur, le participant, avec des solutions tout à fait surmontable.

Du reste comme le relève Nathalie Mayer, journaliste à Futura-Sciences il s’agit aussi de se donner un objectif qui donne de l’espoir, que cet objectif n’est pas insurmontable :

« Mais ne l’imaginez pas baissant les bras. « L’idée de notre Défi climat, c’est aussi de donner un petit peu d’espoir. De manière individuelle, nous pouvons nous lancer ce défi de la neutralité carbone. » Comme Pierre, je veux aujourd’hui y croire. Et j’espère que mes changements de comportement pourront faire un peu boule de neige. « Acheter vos fruits à un producteur sur un marché qui n’est pas soumis aux standards de forme notamment, comme l’est le supermarché, peut entraîner, à terme, une modification du système d’approvisionnement bénéfique à tous. »

Nathalie Mayer, Futura-Sciences

Il s’agit d’un article intéressant, qui fait du bien et donne envie de se lancer (ou de se lancer encore plus) dont nous ne pouvons que recommander la lecture !

De manière plus large on ne peut que se féliciter de la démultiplication de ces démarches « positives » qui montrent que la crise climatique ne doit pas être traitée que sous un angle anxiogène mais aussi sous un angle positif en présentant des solutions, des démarches et leur aspect ludique.

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