Reconstruire des haies

Les haies sont des alliées précieuses — bien plus qu’on ne le pense bien souvent — de la biodiversité. Hélas elles ont été souvent arrachées après guerre au même titre que les talus, murets de pierre. Aujourd’hui il n’est pas rare de voir des paysages qui peuvent en hiver ou après les moissons ressembler à de grands déserts stériles avec peu d’habitats pour les espèces.

Comme le relevait actu-environnement en 2020, entre les années 60 et 80 45000 km de haies avaient été arrachés. Depuis la situation s’est relativement stabilisée, mais ce sont donc de grands linéaires qui seraient dans l’absolu à refaire, car ces haies sont l’habitat de nombreuses espèces. Un enjeu consiste dès lors à reconstruire ces espaces pour lutter contre l’effondrement de certaines espèces.

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Créer des sanctuaires de biodiversité avec les ORE et les Conservatoires d’espaces naturels

Un enjeu qu’on peut avoir tendance à reléguer au second plan face à l’enjeu climatique est celui de la biodiversité, de la préservation des espèces (même si en réalité les deux sujets sont interconnectés). La loi Climat-Résilience du reste ne traite pas que du climat et comprend aussi par exemple des objectifs et mesures de réduction de notre consommation d’espaces agricoles et naturels.

Dans cette logique de nombreux acteurs se mobilisent pour créer de véritables sanctuaires naturels. Les acteurs publics bien entendu sont en premier lieu concernés par la mise en place de parcs naturels qui contribuent à ces stratégies (ou encore dans la stratégie d’aménagement consistant à créer des corridors verts, voies vertes, permettant aux espèces de circuler).

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Connaissez-vous la phytoextraction ?

Non la phytoextraction n’est pas une nouvelle médecine douce (quoique … il s’agit tout de même de guérir de certains maux si on y réfléhit). Selon wikipédia, il s’agit « (d’)une des méthodes de phytoremédiation qui utilise des plantes absorbant et concentrant dans leurs parties aériennes les polluants contenus dans le sol (souvent des Éléments-traces métalliques : ETM) ». En d’autres termes, pour reprendre actu-environnement, ce terme « Désigne l’utilisation de plantes pour l’extraction de polluants (tels que les métaux) de l’environnement (en particulier du sol). Quand les plantes sont saturées en polluants, elles sont récoltées. »

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La connaissance scientifique a permis de réduire la surpêche. Mais …

Nous évoquions dans l’un des premiers billets (à propos des enseignements de la préservation de la couche d’ozone) de ce site que l’efficacité d’une politique environnementale doit s’apprécier sur la durée et demande du temps (temps dont nous pouvons manquer hélas). Il faut parfois plus de 20 ans pour sentir les effets d’une politique.

L’IFREMER a démontré récemment qu’une bonne politique et la connaissance scientifique ont permis en 20 ans de réduire la surpêche et préserver des espèces. Mais il faut encore accentuer les efforts !

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Tondre autrement pour préserver la biodiversité

Il est révolu le temps où il était important d’avoir une pelouse ne dépassant pas les 2cm de haut. Avec le recul on réalise que la tonte exagérée de nos terrains et jardins peut s’avérer néfaste pour la biodiversité.

Si l’on ajoute à cela la monoculture de certains territoire : c’est un effondrement massif — et pourtant évitable — qu’on organise malgré nous de certaines espèces. Au contraire laisser pousser en certaine saisons les plantes permet de préserver certaines espèces.

Adnaturam, propose des suites de planches pédagogiques sur de nombreuses thématiques dont celle-ci. Un dessin valant mieux qu’un long discours, voici précisément une illustration très pédagogique faite par cette association sur comment mieux tondre (le site comporte de nombreuses autres illustrations et articles des plus intéressants) :

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Une boîte à outils pour accompagner les élus dans la mise en œuvre de la transition écologique

Le Ministère de la transition écologique et solidaire a publié le 26 juin dernier sa « boîte à outils des élus » à destination des élus et collectivités locales, notamment les échelons communaux et intercommunaux. On ne peut que se féliciter que l’Etat essaye de mettre le pied à l’étrier pour les nouveaux élus.

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Journée mondiale des abeilles, parrainez des ruches ! (en sus d’autres actions au quotidien)

Nous sommes le 20 mai, journée mondiale des abeilles. Nous rédigeons ce bref article pour rappeler l’importance de cet insecte pollinisateur dans notre société et vous invitons à cette occasion à redécouvrir ce que chacun peut faire pour leur donner un habitat en rappelant qu’il existe à côté de notre abeille domestique un nombre très important d’autres abeilles « sauvages », bourdons, etc. qui contribuent à ce cycle fascinant de la pollinisation .

Il est également possible de soutenir des ruches et ainsi à la fois l’activité humaine et l’espèce (tout en bénéficiant souvent au passage de miel de qualité), comme le proposent par exemple Ecotree ou un toit pour les abeilles.

A titre personnel, nous travaillons depuis près d’une dizaine d’années déjà avec un toit pour les abeilles (mais Ecotree est également une initiative remarquable que nous suivons sur leurs autres activités depuis plusieurs mois maintenant). La démarche permet — chacun a son niveau — de participer au financement de ruches et obtenir en contrepartie du miel produit à parti de celle-ci. Cela permet d’apporter un financement régulier aux apiculteurs et les aider à se développer.

Bien entendu au-delà de l’accompagnement des ruches, un aspect important est bien entendu de faire de la pédagogie et de s’informer sur ces espèces. Une abeille n’est pas agressive en tant que telle et il n’y a donc nulle raison de vouloir l’éliminer. Même le brave frelon européen — qu’on accuse de bien des maux — est peu dangereux et plutôt paisible (je ne parle pas de l’espèce invasive du frelon asiatique qui est un autre problème). A ce titre le site suisse apiculteur.ch est assez clair pour comprendre les différente espèces ainsi que le site français apiculture.net ainsi que le site abeillessauvages.com. D’expérience, on cohabite mieux avec ces insectes lorsqu’on commence à les comprendre, les distinguer, etc.

Enfin, repenser nos espaces est aussi important : réduire dans nos productions personnelles ou agricoles l’emploi de pesticides est bien entendu indispensable pour mieux les préserver, c’est désormais une évidence, planter des fleurs, éviter les monocultures, accepter les espaces en jachère … autant de gestes à adopter pour préserver cette biodiversité.

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