Les débuts du transport maritime en porte-containers électriques

En fin d’année 2020 (mais il est assez difficile à prédire de manière générale si les calendriers des uns et des autres seront tenus en cette période de Covid-19) le plus grand porte-containers 100% électrique prendra la mer.

C’est ainsi que le  Yara Birkeland, un navire d’une entreprise Norvégienne qui se consacre à l’évolution de la fertilisation agricole de manière responsable, commencera ses transports de marchandises. La société qui a recours à ses services estime que le navire devrait permettre de réduire l’impact en CO2 de ses transports qui actuellement se font par camion dans les pays scandinaves (40,000 voyages en camion diesel).

Faire fonctionner un tel navire suppose de relever sur de nombreux aspects de nombreux défis, notamment sur les batteries qui sont dans l’immédiat insuffisantes hors cours-moyens trajets. A titre indicatif, le Yara Birkeland comprend en batterie l’équivalent de 90 Tesla Model S (oui, certes, ce n’est pas une unité scientifique très rigoureuse), permettant au navire d’aller jusqu’à 30 miles nautiques avec 3200 tonnes de marchandises. Insuffisant donc pour un transport transatlantique, assez pour remplacer une partie de la desserte locale, une première étape surtout vers un transport maritime plus responsable.

Car c’est ainsi qu’il faut surtout le voir : comme une première avancée. Chaque technologie commence en général avec des humbles résultats avant de se perfectionner.

Pour aller plus loin, il est possible de lire ce billet assez détaillé de wired.

Ou le site de Yara :

Pour aller plus loin : Nous en parlions à quelques reprises, le transport maritime est un gros consommateur de pétrole au même titre que le transport aérien. Selon Futura et l’AIE (données 2016 mais les tendances devraient être peu ou prou les mêmes), le transport représente près de 25% des émissions de CO2 dans le monde et si le traffic routier représente 74% de ces émissions, il joue ensuite à part égale avec les avions à 11%. Ce n’est donc pas le premier consommateur mais si on rajoute les autres problèmes de pollution de l’eau et donc les impacts sur la faune et flore aquatique, il est pertinent de s’attaquer au sujet. Surtout, le CO2 n’est qu’un marqueur, les moteurs des navires sont aussi source de rejets de bien des substances toxiques. Ainsi, les 15 plus gros porte containers rejèteraient à eux seuls plus de ces polluants que toutes les voitures combinées.

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